Quel que soit leur statut, les Français considèrent la complémentaire santé comme un pilier de leur protection sociale : près de 96 % d’entre eux en disposent aujourd’hui.
Pour un jeune paramédical, la priorité absolue reste cependant la prévoyance : elle seule garantit votre stabilité financière si un accident ou une maladie vient interrompre votre activité.
La vigilance s’impose malgré tout : la Sécurité sociale rembourse de moins en moins et de plus en plus souvent mal, les dépassements d’honoraires se multiplient (chirurgie, médecins de secteur 2, par exemple) et des soins répétés sur une longue période font vite grimper la note. Le poste dentaire pèse lui aussi (prothèses, orthodontie des enfants…).
Si vos besoins en optique et en dentaire restent ponctuels, un contrat centré sur les gros risques peut suffire. Comme vos primes sont déductibles, son coût réel s’en trouve allégé. Rappelons que la part des cotisations correspondant à vos ayants droit, au sens de la Sécurité sociale, se déduit également : c’est le cas pour la couverture de vos enfants, y compris pendant leurs études supérieures, et pour celle de votre épouse lorsqu’elle n’exerce pas d’activité.
Dès lors que votre contrat a au moins un an, la loi du 14 juillet 2019 vous permet, depuis le 1er décembre 2020, de résilier votre complémentaire santé quand vous le souhaitez (effet à J+31).
Un contrat réservé aux seuls professionnels de santé (contrat dit « groupe ouvert ») offre en général un tarif très compétitif : vous rejoignez une population qui, en moyenne, recourt peu aux soins (consultations et médicaments chez les médecins, dentaire chez les chirurgiens-dentistes, par exemple). Puisque ses adhérents consomment moins, l’assureur ajuste ses appels de cotisation à ce niveau sans mettre en péril l’équilibre du contrat.