Mise en place dans une SCM
Une SCM peut mettre en place un plan d’épargne salariale (PEI ou PERCOI) à condition d’employer au moins un salarié, en plus des associés.
Elle ne peut pas proposer de participation ni d’intéressement lié aux résultats, car elle ne génère pas de bénéfice. Un intéressement basé sur des critères de performance reste toutefois envisageable.

Bénéficiaires

  • Salariés de la SCM : éligibles.
  • Associés personnes physiques : éligibles.
  • Associés via une structure (ex : SELARL) : non éligibles.

Versements
Les versements sont plafonnés à 25 % de la rémunération brute annuelle.
Pour les associés, ce plafond est calculé à partir du revenu professionnel imposé de l’année précédente.

Abondement et répartition des charges
L’abondement est une charge pour la SCM.

  • Pour les salariés, la charge est répartie entre tous les associés selon la règle de partage des charges (définie dans les statuts ou le règlement).
  • Pour les associés bénéficiaires, il est recommandé d’ajuster le règlement afin que chaque associé finance son propre abondement. Cela passe par un remboursement à la SCM du montant perçu, pour éviter que les autres en supportent une part.

Comptabilisation
L’abondement est toujours enregistré en charge de l’exercice en cours, même s’il est ensuite remboursé individuellement.

🔹 Qu’est-ce que la retraite progressive ?

C’est un dispositif qui permet de réduire son activité professionnelle tout en percevant une partie de sa retraite (base + complémentaire).
Elle est accessible 2 ans avant l’âge légal de départ (entre 60 et 62 ans selon l’année de naissance).
Pendant cette période, on continue de cotiser, ce qui augmente les droits pour la retraite définitive.


🔹 Avantages

  • Réduction d’activité avec maintien partiel de revenus.
  • Cumuls des revenus professionnels + retraite partielle.
  • Continuation de l’acquisition de droits à la retraite.
  • Transition en douceur vers l’arrêt total d’activité.

🔹 Conditions pour les professionnels libéraux

  • Être affilié à la CNAVPL (ou CNBF pour les avocats).
  • Avoir au moins 150 trimestres validés.
  • Être âgé de 60 ans minimum.
  • Avoir un revenu ≥ 40 % du SMIC brut annuel (720,72 € en 2025).
  • Conserver entre 40 % et 80 % de ses revenus antérieurs. Calcul fait chaque année au 1er juillet, basé sur les 5 dernières années.

🔹 Montant

Dépend du taux de réduction d’activité. La fraction de retraite versée est proportionnelle au temps de travail conservé.


🔹 Demande

À faire auprès de sa caisse de retraite (CNAVPL ou CNBF) avec justificatifs : trimestres validés, revenus, etc.

Voici un résumé plus développé :

Le Plan d’Épargne Retraite (PER), lancé en octobre 2019, fête ses 5 ans avec des chiffres impressionnants qui témoignent de son succès auprès des Français.

1. 7 millions de titulaires

En cinq ans, plus de 7 millions de personnes ont souscrit à un PER, un chiffre bien supérieur aux attentes initiales. Ce succès s’explique notamment par la simplification du dispositif, qui remplace les anciens produits (PERP, Madelin, PERCO…).

2. 80 milliards d’euros d’encours

Les encours cumulés atteignent désormais 80 milliards d’euros, confirmant l’intérêt des épargnants pour ce placement à long terme. Les versements se répartissent entre les PER individuels (ouverts à tous) et les PER d’entreprise (collectifs ou obligatoires).

3. 35 % des versements sur les PER individuels

Environ un tiers des versements est dirigé vers les PER individuels, le reste allant vers les produits collectifs proposés par les entreprises à leurs salariés. Ce chiffre montre une adoption significative en dehors du cadre professionnel.

4. 60 % des encours en unités de compte

La majorité des fonds placés sur les PER (60 %) sont investis en unités de compte, et non en fonds euros. Cela signifie que les épargnants prennent davantage de risques en échange d’une espérance de rendement supérieure, souvent via des actions, SCPI ou OPCVM.

5. Âge moyen des souscripteurs : 45 ans

Les titulaires de PER sont en moyenne âgés de 45 ans, ce qui montre une prise de conscience relativement précoce de la nécessité d’anticiper la baisse de revenus à la retraite. Le PER séduit aussi bien les salariés que les indépendants.

En résumé, le PER s’est imposé comme un pilier de l’épargne retraite en France, grâce à sa souplesse, sa fiscalité avantageuse, et la possibilité de sortie en capital.

https://www.infirmiers.com/actualites/actualites/fin-carriere-liberal-rappel-demarches-incontournables.html