Après l’obtention du diplôme, un kiné libéral a plusieurs options pour débuter son activité :

1. Le remplacement

  • Statut temporaire : le kiné remplace un titulaire pendant son absence.
  • Pas de patientèle propre, mais permet de découvrir différents cabinets.
  • Liberté de planning mais dépendance aux périodes disponibles.

2. L’assistanat

  • Le jeune kiné travaille dans le cabinet d’un titulaire contre rétrocession d’honoraires (généralement 30 %).
  • Il reste indépendant (pas de lien de subordination).
  • Permet de se constituer une patientèle, mais sans droits sur celle-ci en cas de départ.

3. La collaboration

  • Statut intermédiaire, encadré par un contrat écrit.
  • Le collaborateur exerce dans un cabinet existant, avec sa propre patientèle.
  • Plus d’autonomie que l’assistant, et possibilité de s’installer ensuite.
  • Rétrocession également prévue.

Comparatif rapide :

StatutAutonomiePatientèleEngagementObjectif principal
RemplaçantÉlevéeNonCourtExpérience, flexibilité
AssistantMoyenneNonMoyenMonter en compétence
CollaborateurHauteOuiLongPréparer une future installation

Chaque statut répond à des objectifs différents selon le projet professionnel.

Lors de l’installation en libéral, les kinésithérapeutes peuvent bénéficier de plusieurs aides financières, principalement lorsqu’ils s’installent dans des zones sous-dotées ou très sous-dotées, identifiées par l’Assurance Maladie.

Aides à l’installation ou à l’exercice :

Trois contrats incitatifs sont proposés par la CPAM :

  1. CACCMK (Contrat d’Aide à la Création de Cabinet)
    • Pour les kinés qui créent ou reprennent un cabinet.
    • Aide : jusqu’à 49 000 € sur 5 ans.
    • Conditions : s’installer dans une zone prioritaire, réaliser un certain nombre d’actes, informer les patients via l’annuaire santé, exercer à titre principal, etc.
  2. CAIMK (Contrat d’Aide à l’Installation)
    • Pour les kinés rejoignant un cabinet existant.
    • Aide : jusqu’à 34 000 € sur 5 ans.
    • Conditions proches du CACCMK.
  3. CAMMK (Contrat d’Aide au Maintien)
    • Pour les kinés déjà installés dans une zone sous-dotée.
    • Vise à les inciter à rester et à maintenir leur activité.

Aides à la modernisation :

  • FAMI (Forfait d’Aide à la Modernisation et à l’Informatisation)
    • Aide annuelle de 490 €.
    • Conditions : disposer d’un logiciel métier certifié, télétransmettre les feuilles de soins, utiliser des téléservices, etc.
    • Des majorations sont possibles pour ceux qui s’équipent pour la télémédecine ou participent à des dispositifs de coordination.

Autres aides :

  • Collectivités locales : certaines communes ou départements peuvent offrir des aides complémentaires (prime d’installation, prêt à taux zéro, locaux à loyers modérés…).

En résumé, s’installer dans une zone sous-dotée peut ouvrir droit à plusieurs milliers d’euros d’aides, à condition de respecter des engagements précis.

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