Depuis 2016, toutes les entreprises du secteur privé ont l’obligation de proposer une mutuelle santé collective à leurs salariés, dès leur embauche, et sans condition d’ancienneté. L’employeur doit financer au moins 50 % de la cotisation, le reste étant à la charge du salarié.

Cette couverture collective présente de nombreux avantages pour les deux parties. Pour l’entreprise, c’est un outil efficace de motivation, de fidélisation et d’attractivité, qui vient compléter la rémunération de manière indirecte. Pour les salariés, cela permet d’accéder à une meilleure prise en charge des frais de santé, souvent avec des garanties supérieures à celles d’un contrat individuel.

En plus des remboursements classiques, ces contrats intègrent souvent des prestations complémentaires : médecines douces, accompagnement psychologique, téléconsultation, services d’assistance… Certaines offres permettent également d’accéder à des réseaux de soins à tarifs négociés.

Les cotisations versées par l’entreprise sont déductibles fiscalement et socialement, à condition de respecter les garanties minimales prévues par la réglementation ou les conventions collectives. Cela en fait un levier de gestion avantageux pour l’employeur tout en renforçant la protection sociale des salariés.

La mutuelle d’entreprise contribue ainsi au bien-être global des collaborateurs, en apportant une couverture santé collective adaptée, flexible, et souvent plus avantageuse que les solutions individuelles.

À partir du 1er avril 2025, le mode de calcul des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail va changer, avec un impact direct pour une partie des salariés. Le plafond de référence utilisé pour déterminer le montant maximal versé par l’Assurance Maladie sera abaissé.

Actuellement, les indemnités journalières représentent 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 1,8 fois le SMIC. Cela permet de percevoir jusqu’à environ 52 € bruts par jour. Avec la réforme, ce plafond passera à 1,4 fois le SMIC, soit un maximum d’environ 40 € bruts par jour.

Ce changement ne touchera pas les salariés aux revenus modestes (jusqu’à 1,4 SMIC), dont les indemnités resteront inchangées. En revanche, pour ceux dont le salaire dépasse ce seuil, le montant des indemnités journalières sera revu à la baisse.

Concrètement, cela signifie une perte de revenu pour les salariés concernés, sauf si leur employeur ou leur contrat de prévoyance complète la différence. Dans certaines entreprises, des dispositifs de maintien de salaire existent, mais ce n’est pas systématique. Tout dépend de la convention collective, des accords internes ou des contrats complémentaires souscrits.

Il est donc recommandé aux salariés de vérifier leur couverture actuelle (via leur service RH ou leur mutuelle) et, si besoin, de se tourner vers une assurance prévoyance individuelle pour éviter une chute de revenus en cas d’arrêt prolongé.

Cette réforme vise à limiter les dépenses de l’Assurance Maladie, mais reporte une partie du coût sur les assurés et leurs employeurs.

https://www.capital.fr/votre-argent/reforme-100-sante-des-effets-mitiges-dans-loptique-encourageants-en-dentaire-et-audiologie-1363489